Pages

mardi 4 décembre 2012

PRAISE heaven for a boring European summit





Dieu merci, enfin un sommet européen ennuyeux.  « C’est mon premier sommet sans défaut de paiement, sans rupture, ni catastrophe » a déclaré Enda Kenny, chef du gouvernement de l’Irlande. « Nous avons eu une discussion constructive et normale. » Le Président Français, Nicolas Sarkozy, est même allé plus loin : « Nous ne sommes pas sortis de la crise économique, mais nous sommes en train de tourner la page de la crise financière. »

Un nouveau traîté imposant une plus grande displicine budgétaire des membres de la zone euro et de huit autres membres (le Royaume-Uni et la République Tchèque ont refusé d’y adhérer) a été signé aujourd’hui après des négociations menées en un temps record. « La baisse des écarts des taux de rendement des obligations de la France et des autres pays a montré que la situation est en cours de stabilisation. C’est un grand soulagement », a déclaré Monsieur Sarkozy. L’Union Européenne essaie maintenant de concentrer son attention sur la croissance à plus long terme.

Si l’Europe peut aujourd’hui respirer plus facilement, c’est principalement grâce à deux Italiens nommés Mario. Le premier, Mario Monti, le Premier Ministre technocratique italien, a commencé à sortir l’Italie de la faillite, par le biais de réductions budgétaires et de réformes structurelles.

Mais surtout, Mario Draghi, le Président de la Banque Centrale Européenne, a administré une double dose de morphine financière en baissant les taux des prêts à trois ans pour toutes les banques de la zone euro qui en ont besoin, ce qui a soulagé la douleur aiguë dont souffrait l’Union Européennne. Mais la zone euro est loin d’être guérie : de nombreux symptômes inquiétants subsistent encore.

Les leaders de l’Union Européenne ont plus d’un motif pour tenir un discours rassurant sur une zone euro en voie de guérison : Monsieur Sarkozy rentre dans la campagne pour briguer un second mandat et souhaite donc s’attribuer le mérite d’avoir sauvé l’euro ; Madame Merkel souhaite que les pays arrêtent de demander davantage de financements; Monsieur Monti veut mener à la dérive l’entente franco-allemande en construisant des alliances avec les pays libéraux de l’Europe du Nord sur le thème du marché unique; l’Irlande et le Portugal souhaitent prendre leurs distances vis à vis de la Grèce; et beaucoup veulent éviter des réformes structurelles qui pourraient avoir des conséquences plus graves que de la réduction budgétaire.

Traduit de The Economist. 
Article complet sur le lien suivant : 
http://www.economist.com/blogs/charlemagne/2012/03/european-summit

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire