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mercredi 5 décembre 2012

Un boulevard pour la liberté d’expression



Il y a cinq ans, l’œuvre d’art mise à l’honneur lors de la Dubaï Art Fair était une motocyclette en or. Cette année, ce fut du verre brisé.
Le « printemps arabe » a déclenché l’émergence d’une nouvelle vague d’art au Moyen- Orient inspiré du thème de la politique. Cinq œuvres d’art à la foire de Dubaï, dont deux sur la révolution en Egypte, ont été censurées par les autorités, ce qui indique non seulement la montée en puissance de l’art inspiré de la politique mais également la menace qu’il peut représenter.
Cela peut paraître surprenant, mais c'est dans les pays qui subissent des régimes particulièrement stricts comme l'Arabie Saoudite ou l'Iran que l’art est le plus intelligent et intéressant. Mais c’est également dans ces pays que les femmes, si souvent représentées comme muettes et opprimées, font entendre leur voix par le biais de l’art. Elles n’ont peut-être pas le droit de voter, de conduire une voiture, ou de porter ce qu’elles veulent, mais rien ne peut les empêcher de créer des œuvres d’art à la maison. On estime même qu’en Arabie Saoudite, les femmes artistes sont désormais plus nombreuses que les hommes. En outre, elles figurent parmi les plus grands mécènes et collectionneurs d’art du Moyen-Orient. Beaucoup sont à la tête de nouveaux musées et festivals qui sont en train de faire leur apparition dans des lieux tels que le Qatar et Abou Dabi (voir notre profil de Sheikha Mayassa Al Thani, « la reine de la culture » au Qatar).


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