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jeudi 31 janvier 2013

Brésil - Le bois brésilien dans la ligne de mire des investisseurs étrangers


Pour capter des investisseurs des pays riches, certains fonds d’investissement annoncent que ce produit est tellement rentable qu’il rapporte plus que des investissements dans l’or.

JAMIL CHADE, CORRESPONDANTE/ GENÈVE - O Estado de S.Paulo
Investir dans le bois brésilien peut rapporter plus qu’investir dans l’or, et même être plus intéressant que les bons du trésor américain. Cela peut paraître exagéré, mais c’est le message que des dizaines de fonds d’investissement sont en train de divulguer dans les pays riches, à la recherche de personnes intéressées pour investir leur argent. Dans un contexte où implose le secteur immobilier dans les pays riches et surgissent des doutes concernant les applications traditionnelles, ces entreprises présentent des secteurs alternatifs comme option d’investissement, ce qui est le cas du bois bresilien.
L’une de ces entreprises est la Greenwood, qui a créé ce que l’on appelle « le projet Acacia ». L’entreprise étrangère a acheté cinq zones de 2 300 hectares pour planter des arbres de manière durable. L’une de ces zones est située dans l’état de Salvador de Bahia. La personne intéressée va appliquer son argent en achetant de manière symbolique des parcelles des terres de cette entreprise et c’est la vente de ce bois sur le marché interne brésilien et son exportation éventuelle qui garantiront le retour sur investissement. Les dividendes, selon l’entreprise, commenceront à faire leur apparition dans trois ans. A chaque demi-hectare acheté, l’investisseur paie 6 200 euros. Le maximum peut atteindre 505 000 euros.
« Le fait est qu’il s’agit du meilleur moment pour que les personnes s’essaient à cet investissement, puisqu’il est situé en dehors de la zone euro », a écrit au journal Estado de São Paulo Liam Fleming, l’un des administrateurs du projet. « Le Brésil est un marché en expansion et qui ne peut que s’améliorer avec la Coupe du Monde et les Jeux Olympiques », a-t-il indiqué. «  En ce moment, beeaucoup d’investisseurs sortent d’Europe et vont au Brésil en préparation de ces événements et le gouvernement dépense des milliards dans les infrastructures », a déclaré Fleming. « Nous sommes ravis de cette nouvelle, puisque cela signifie que la demande de bois va augmenter », a-t-il completé.
Maisons populaires. Un autre facteur qui donne l’impulsion à ces fonds est la décision du gouvernement de lancer la construction de maisons populaires, qui rendraient nécessaire l’utilisation de bois. De fait, selon la Wood Resource Quarterly, entreprise qui maintient une surveillance des prix du bois dans le monde entier, le coût du produit au Brésil a atteint des records en 2011, face à la demande élevée. Selon l’étude, ce record ne fait pas uniquement référence aux prix observés sur le marché brésilien ces dernières années, mais aussi comparé à des régions comme l’Europe, l’Australie, le Chili et la Russie. La demande externe a également contribué à cette hausse de prix, ce qui est un point positif pour les investisseurs. En 2011, les exportations ont augmenté de 6%, principalement vers la Chine, le Mexique, le Maroc et l’Arabie Saoudite.
L’incertitude quant au Code forestier brésilien (Código Florestal) et les obstacles légaux ont finalement causé une évasion des investissements dans le secteur, si bien que des estimations montrent que presque 6 milliards de dollars n’auraient pas été investis au Brésil ces dernières années.
Quand bien même, face aux perspectives, les entreprises étrangères de Suède, des Etats-Unis, et de bien d’autres pays promettent à leurs clients à l’étranger un retour sur investissement de 5% à 14% à qui souhaite investir dans l’eucalyptus, l’acacia ou dans d’autres types d’arbres au Brésil, toujours avec la promesse que la gestion du produit est effectuée en respectant les lois environnementales du pays.
Attractifs. À Londres, le fond d’investissement Global Forestry Investments attire ses clients en montrant tout simplement que, entre les années 1987 et 2006, le bois est le secteur qui a le plus rapporté en comparaison à la Bourse de New York, le marché immobilier anglais ou les bons du trésor américain.
La société Big Lands Brazil, qui possède des bureaux au Brésil et à l’étranger, montre qu’elle a déjà 83 propriétés dans tout le Brésil, où elle investit dans le secteur du bois dans plus de 1,6 millions d’hectares. En 2011, l’une de ses missions a été d’effectuer une mission de conseil pour un fond d’investisseurs intéressés par le bois et basés à Guernsey, un paradis fiscal localisé dans la Manche. Mais ça n’est pas uniquement l’extension du territoire brésilien qui est vendue aux investisseurs comme quelque chose d’attractif. Le cabinet de conseil australien New Forest met par ailleurs en lumière les innovations génétiques et de gestion forestière du Brésil, permettant ainsi des taux de croissance des arbres au dessus de la moyenne. «Le Brésil a développé des régimes de gestion forestière qui permettent que des espèces d’eucalyptus puissent croître à des niveaux de près de 50 mètres cubes par hectare par an », a-t-il indiqué.

lundi 21 janvier 2013

Brésil - L’économie en baisse affecte déjà le marché du travail



En  2012, la concurrence pour les postes à pourvoir est devenue encore plus féroce et les salaires ont augmenté d’une manière moins significative, selon les nouveaux indicateurs de Catho – Fipe*.



SÃO PAULO – N’existe-t-il qu’un seul thermomètre pour prendre la température du marché du travail ? La Recherche mensuelle de l’emploi (PME - Pesquisa Mensal de Emprego) de l’Institut brésilien de géographie et de statistique (IBGE, Instituto Brasileiro de Geographia e Estatística), nous fournit chaque mois des informations sur l’offre de main d’œuvre. Et si, de l’autre côté, nous analysions le nombre de postes à pourvoir (en l'occurrence, la demande des entreprises) ?  Dans ce cas, la conclusion est que la situation de l’emploi dans le pays continue à être favorable mais n’est pas au mieux, comme le suggèrent les derniers taux de chômage. C’est un signe que l’économie en baisse affecte déjà le rythme des embauches.

Voici le résumé des trois nouveaux indicateurs du marché du travail, que la FIPE et le site de base de candidats Catho lancent ce mercredi 16 janvier 2013. « Lorsque vous analysez un marché, il est important d’avoir la vision des deux côtés, celui de l’offre et celui de la demande. Dans le cas du marché du travail, jusqu’à présent, nous n’avions que peu d’informations sur la demande », déclare Eduardo Zylberstajn, coordinateur de l'étude effectuée.

L’une des manières d’analyser la demande sur le marché du travail citée par Zylberstajn est l’Indice Catho-Fipe de poste par candidat (IVC - índice Vagas por Candidato). Plus cet indice est élevé, plus le marché est favorable pour le travailleur. Fin 2012, il était d’environ 0,75, soit 0,75 poste par candidat, ce qui est un résultat plus faible qu’en 2011 (0,77) et qu’en 2010 (0,95). Ainsi, il est possible d’estimer que la concurrence pour un poste à pourvoir a été plus forte en 2012 que lors des deux années précédentes. « Avec l’IVC, nous arrivons à savoir que la relation candidat par poste n’est pas au mieux. D’après cette analyse, ça n’est pas la meilleure période pour le marché du travail depuis ces 10 dernières années (comme le démontre le taux de chômage) » affirme t-il.

Toutefois, en décembre, l’IVC donnait déjà des signes de reprise (il a atteint 1,08). Si l’on déflate les effets saisonniers, ce chiffre représentait une hausse de 6% comparé à novembre et de 20% comparé à décembre 2011. « En 2010, au pic d’activité de l’économie brésilienne, cet indicateur était très élevé et il est en baisse depuis ce moment-là. Cependant, depuis le second semestre 2012, il donne déjà des signes de reprise » affirme Zylberstajn.

Salaires

Un autre indice, celui des salaires proposés, permet également d’appréhender le marché du travail tel qu’il est aujourd’hui. Lors des trois dernières années, les salaires proposés ont augmenté à un rythme inférieur à ceux négociés à l’embauche (une moyenne de 20,5% contre 33,6%, incluant des données jusqu’à novembre 2012).

Mais il s’agit d’une tendance qui est en train de changer. Par exemple, de novembre 2011 à novembre 2012, le salaire proposé par les entreprises a augmenté de 14,1%, alors que celui négocié à l’embauche a moins augmenté : 13,7%. Ainsi, il est possible de dire que le marché n’est pas autant en surchauffe qu’on le dit, ce qui diminue le pouvoir de négociation du travailleur. L’indicateur compare l’évolution des salaires proposés avec l’évolution des salaires inscrits dans les contrats de travail, disponibles dans les bases du Registre général des employés et des personnes sans emploi (Caged - Cadastro Geral de Empregados e Desempregados).

Chômage

La FIPE va désormais également calculer une sorte d’estimation préalable du taux de chômage, bien que sa méthodologie soit différente de celle utilisée par l’IBGE.

La base de données est principalement composée par des informations recueillies sur Internet. L’une des données sont les recherches sur Google. Une hausse subite de la recherche du terme « assurance chômage », par exemple, est un indicateur que les entreprises sont en train de licencier. Il s’agit d’un type de méthode appelée « nowcasting » (« prévoir le présent »), déjà utilisé à l’étranger pour identifier des tendances allant des nouveaux foyers de grippe porcine aux zones où il existe un risque de défaut de paiement des hypothèques immobilières.

En outre, la Fipe utilise les données du site Catho, qui dispose de 300 000 curriculum vitae et 300 000 postes à pourvoir et apporte des informations sur les postes, les candidats et les embauches.

Pour décembre 2012, la Fipe estime que le taux calculé par l’IBGE reste de 4,4%. Si cela est confirmé, il s’agit du plus bas niveau de chômage depuis que cet indicateur a été créé. Comme il ne s’agit pas du taux officiel, il a reçu le nom de « taux de chômage anticipé ». Il sera divulgué à chaque fin de mois, avant l’indice de l’IBGE. « Dans des moments de crise, par exemple, il sera possible de savoir de manière plus anticipée comment le marché réagit », selon Zylberstajn.

*Note de la traductrice : Fondation – institut des recherches économies (FIPE - Fundação Instituto de Pesquisas Econômicas)




vendredi 18 janvier 2013

Voici mes contacts pour toutes vos traductions

Chers tous, 

En attendant que mon site Internet soit finalisé, voici mon courriel pour des projets éventuels : traductionfrance@hotmail.com.
Bon week-end à tous!

jeudi 17 janvier 2013

Alstom - Extrait du Rapport d'Activité et de Développement Durable 2011-12


Le marché de l’équipement de génération d’énergie suit de très près les hauts et les bas de l’économie mondiale.

Aux Etats-Unis et en Europe Occidentale, la crise et les incertitudes qui l’accompagnent ont débouché sur un ralentissement de la consommation d’énergie et de la construction de nouvelles centrales thermiques, étant donné que la capacité excessive pesait sur les infrastructures existantes. Comme la plupart des opérateurs des centrales continuent à reporter les investissements dédiés à de nouvelles structures, la reprise qui avait commencé en automne 2010 devrait encore connaître une véritable reprise de la demande dans ces régions. Mais cela a un avantage : alors que les infrastructures existantes vieillissent et que l’environnement continue à être source d’inquiétude, le besoin de moderniser et remplacer les équipements devient plus critique, une tendance qui s’est poursuivie en 2011-2012. En Inde, en Chine et dans d’autres pays en forte croissance, au contraire, la croissance vigoureuse a stimulé la consommation d’énergie, et, par là-même, le besoin de construire de nouvelles unités de production. Tout comme lors de l’exercice précédent, ces marchés représentaient environ 60% du carnet de commandes de Thermal Power. Alors que globalement le marché des nouvelles usines thermiques était à la baisse, Thermal Power a toutefois enregistré 9,8 milliards d’euros de commandes, soit une hausse de 17% comparé à 2010/2011, avec un second semestre démontrant une croissance plus forte que prévue. Les ventes ont atteint un niveau de 8,7 milliards d’euros, soit une hausse de 10% comparé à l’année précédente, mais toutefois reflétant la baisse de commandes de la récession. Dans le même temps, Thermal Power a développé sa capacité de production dans les marchés en développement, en construisant une nouvelle usine à turbines à vapeur en Inde avec Bharat Forge et en créant des partenariats avec Renova et RusHydro en Russie.



 

mercredi 16 janvier 2013

Brésil - Le coût des centrales thermiques dépasse déjà 1 milliard de réaux et remet en cause la baisse de prix annoncée


L’utilisation de centrales thermiques pour économiser les réservoirs des centrales hydro-électriques a déjà coûté un milliard de réaux au système électrique brésilien et le coût total pourrait atteindre 1,6 milliard de réaux en janvier, selon l’Opérateur National du Système Électrique (ONS - Operador Nacional do Sistema Eléctrico).

Le coût additionnel devra être réparti entre tous les utilisateurs et se fera sentir auprès des particuliers tout au long de l’année 2013, en fonction des futurs réajustements de prix annuels.

D’ici là, le coût additionnel sera assumé par les distributeurs. La période de demande de réajustements commence le 3 février et le pourcentage appliqué dépendra de l’aval de l’Agence Nationale de l’Énergie Électrique (Aneel -Agência Nacional de Energia Elétrica).
D’après l’Association des Distributeurs (Abradee - Associação das distribuidoras), chaque mois d’utilisation à toute vapeur des centrales thermiques équivaut à un point de pourcentage d’augmentation sur la facture d’électricité. Selon ce calcul, la réducation des tarifs annoncée par la présidente Dilma Rousseff au mois de septembre serait déjà compromise de 4 points puisque les centrales thermiques fonctionnent depuis le mois d’octobre.

Selon l’ONS, en novembre, 400 millions de réaux ont été dépensés dans les centrales thermiques, et 600 millions en décembre, valeur qui devrait rester stable en janvier. Ainsi, en trois mois, le coût de l’exploitation pourrait atteindre 1,6 milliard de réaux.  L’Association des Distributeurs a déclaré que le coût a été de 650 millions en novembre et de 800 millions en décembre, soit 1,4 milliard en deux mois. L’ONS a informé ne pas avoir comptabilisé les dépenses liées à l’utilisation des centrales thermiques en novembre et décembre 2011.

Le coût de l’énergie générée par ces centrales thermiques est supérieur à cause du combustible utilisé. Elles peuvent fonctionner au gaz naturel, huile diesel, huile combustible, charbon, bois, uranium et bagasse. Dans les trois premiers cas, on souffre de l’impact de la hausse des prix des combustibles du marché externe, principalement du GNL (Gaz Naturel Liquéfié).

Selon le consultant Adriano Pires, l’entreprise brésilienne pétrolière Petrobras rencontre déjà des difficultés pour acheter du GNL. Des fournisseurs ont confirmé à des agences d’information que Petrobras paie une prime pour ce produit, entre 15 et 17 dollars américains le million de BTU (British Thermal Unit, unité de mesure utilisée pour le combustible). L’entreprise étatique revend à des prix bien inférieurs aux entreprises génératrices. Dans un communiqué, Petrobras a informé que la valeur que l’entreprise paie pour le GNL est une information stratégique et ne serait pas divulguée.  Dans son bilan le plus récent datant du troisième trimestre 2012, Petrobras a divulgué importer 54 00 barils de GNL par jour, contre 17 000 barils journaliers lors de la même période en 2011.


UNE COUVERTURE COURTE

Bien qu’un risque de rationnement soit écarté, le président de l’Entreprise de Recherche Energétique (EPE - Empresa de Pesquisa Energética), Maurício Tolmasquim, a déclaré que le gouvernement a peu de marge de manoeuvre si la consommation explose. Il ajoute toutefois que le pays pourrait encore produire 1 000 MW additionnels, soit une hausse de 1,6%  du total de l’énergie produite au Brésil, et 7,7% additionnels du total des centrales thermiques (640 MW viendront de la centrale Uruguaiana - RS, fermée depuis 2009).Tolmasquim remarque que « seulement en 2013, plus de 9 000 MW seront injectés dans le système électrique brésilien » En moyenne, la capacité du système électrique a augmenté de 4 000 MW ces dix dernières années. Une énergie plus chère affecte plus directement le consommateur industriel qui a besoin de l’acheter sur le court terme.  Le prix du KWh dans ces cas-là est passé de 90 réaux lors de l'été 2012 à 555 réaux. Mais la plupart des industries qui ont une utilisation intensive d’électricité concluent des contrats sur le long terme qui garantissent des prix de 110 réaux, déclare Paulo Pedrosa, président de l’Association des grands consommateurs (Abrace - associação dos grandes consumidores). « C’est une premisse du secteur électrique qui passe par une situation de certain stress » , déclare-t-il.