Aucun
accord n’a été conclu lors de la réunion de négociation entre les Indiens de
l’ethnie juruna, certains représentants de l’entreprise brésilienne Norte
Energia et de la Fondation National des Indiens (Funai – Fundação Nacional do
Indio) qui a eu lieu ce mardi 8 janvier afin de tenter de mettre un terme au
blocage d’une voie d’accès au barrage hydro-électrique de Belo Monde, dans le
sud-ouest du Pará, une région du Nord Ouest du Brésil. Les travaux dans cette
zone ont continué à être paralysés en raison de protestation de la part des Indiens,
qui a commencé lundi 7 janvier. L’impasse de la réunion, qui a duré près de 4
heures, est due à la sollicitation des Indiens, qui demandent une indemnisation
de 300 000 réaux. La date butoir que les Indiens ont donné à l’entreprise
afin que cette dernière rende réponse à leur revendication est de mercredi 16h.
L’Indien
Jailton Juruna a affirmé par téléphone que l’argent sera divisé entre 70
pêcheurs qui pêchent des poissons d’ornement. Il a déclaré que suite à la
conclusion du barrage provisoire (caisson) des travaux, fin de l’année
dernière, les eaux du fleuve Xingu sont devenues troubles, empêchant ainsi la
pêche des deux derniers mois dans les réserves Paquiçamba, Furo Seco et Muratú,
qui sont situées dans la région connue sous le nom de Volta Grande do Xingu
(grande chute du Xingu).
« Nous
allons continuer à bloquer les travaux jusqu’à ce qu’ils donnent une réponse
positive à notre indemnisation. Nous pouvons rester ici le temps qu’il
faudra », a-t-il déclaré. Roberto Camilo, directeur socio-environnemental
de l’entreprise Norte Energia, a affimé que les négociations continuent.
« Nous avons accusé réception de la demande des Indiens, et nous allons
résoudre ce problème demain. S’il y a réellement eu une perte avérée,
l’entreprise sera obligée de verser une compensation », a-t-il affirmé.
Avant
que la réunion n’ait lieu, Francisco Brasil, coordinateur de la Funai, avait
nié que les Indiens aient demandé une indemnisation de 300 000 réaux.
Notre rédaction n’est pas parvenue à le localiser.
Peinture sur le corps, les Indiens, armés de flèches, ont débuté le blocage d’une voie d’accès au site appelé Pimental, l’un des trois lits de la rivière du barrage, à 50 km de la ville Altamira. Quinze autobus ont été bloqués par les Indiens, D’après la Force Nationale de la Sécurité (FNS - Força Nacional de Segurança).La protestation est également surveillée par la Police Fédérale. Plus de 4 000 ouvriers continuent à ne pas travailler. 1 000 sont toujours logés sur place.
Peinture sur le corps, les Indiens, armés de flèches, ont débuté le blocage d’une voie d’accès au site appelé Pimental, l’un des trois lits de la rivière du barrage, à 50 km de la ville Altamira. Quinze autobus ont été bloqués par les Indiens, D’après la Force Nationale de la Sécurité (FNS - Força Nacional de Segurança).La protestation est également surveillée par la Police Fédérale. Plus de 4 000 ouvriers continuent à ne pas travailler. 1 000 sont toujours logés sur place.
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